2021

MYRIEM KARIM

En cours de résidence

Née à Nanterre en 1991, c’est par la danse que Myriem Karim aborde le rapport du corps à l’espace, et par la littérature qu’elle débute sa pratique photographique. L’œuvre du photographe Denis Roche lui fait découvrir un possible entrelacs – littérature et photographie -. En 2016, elle termine son cycle de Master en Lettres par une étude esthétique intitulée : (Des)saisissement du Temps avec Notre Antéfixe de Denis Roche, obtenue avec mention sous la direction du philosophe Pierre Zaoui à l’Université Paris Diderot.

Son travail photographique interroge notre rapport aux lieux et à la matière en alliant poésie et photographie, deux médiums qu’elle considère indépendants dans leur pratique mais complémentaires. Sa photographie raconte toujours l’histoire d’un corps et d’un espace paysagé mettant en relief leurs interactions et réciprocité, un regard posé à l’intérieur d’un paysage, une observation de lieux inhabités, naturels, qui questionne le rapport des traces et des empreintes mutuelles. Ses images revisitent des lieux qu’elle a déjà photographiés lors de pérégrinations aléatoires (Je suis venue ici, déjà 2018). Cette répétition fait partie intégrante de sa démarche artistique et les aléas de la photographie argentique lui permettent une approche expérimentale. À l’automne 2019, elle est lauréate de la Résidence 1+2 Factory à la Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège en partenariat avec Nature En Occitanie. En 2020, elle obtient le Grand prix MAP / CD 31 et expose sa série « Nous habitons la nudité de notre corps ». La photographie de Myriem Karim est une quête de l’originel, la recherche de ce qui nous lie au monde et au temps.

Myriem Karim vit et travaille à Montpellier.

THÉMATIQUE(S) : Sciences géographiques et de l’environnement

L’Empreinte des millénaires, est une itinérance au Cirque de Gavarnie sur les pas de Franz Schrader (1844-1924), créateur de l’orographe (1873) : un outil à dessiner le relief. Partant de cette invention, Myriem Karim étudiera la relation entre connaissance topographique d’un territoire et perception visuelle de l’espace qu’offre la photographie. L’impression subjective du paysage – par les prises photographique et de notes sur le terrain – croisera l’expérience scientifique en convoquant la topographie et la géologie. Car toutes deux explorent les dynamiques terrestres. Leurs relevés précis expriment une connaissance intime des lignes de relief de la carte comme traduction de l’empreinte géologique du paysage. Bien qu’usant d’outils d’observation différents, cette rencontre des visions artistique et scientifique interroge la place du sujet dans l’environnement depuis un même support : la carte topographique. Pour ce projet, la photographe Myriem Karim est associée à Vincent Regard, chercheur géomorphologue, et Michel de Saint Blanquat, géologue au GET/OMP – Géosciences environnement Toulouse – Observatoire Midi-Pyrénées (CNRS/UPS/CNES/IRD) ainsi que Jean-Paul Métailié, chercheur émérite CNRS, géographe au GEODE – Géographie de l’environnement (CNRS/Université Toulouse Jean Jaurès).
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