UN FILM DE MARJORIE CALLE

FILM DE CRÉATION – 26 MINUTES

MUSIQUE ORIGINALE : Augustin Charnet
DIRECTION ARTISTIQUE : Philippe Guionie
avec Diana Lui, Alice Lévêque et Léa Patrix

2016

DIANA ALICE LÉA

Résidence 2016

Ce film est la rencontre improbable de trois femmes photographes de générations et d’origines différentes en immersion dans une même ville, Toulouse. Pendant six semaines, Diana, Alice et Léa interrogent l’identité féminine sous toutes ses formes.

Dans un regard à la fois complice et distancié, ce film raconte les chemins sinueux de leurs créations concomitantes où l’individu et le collectif s’entremêlent en permanence dans un jeu de questions ouvertes. Elles racontent des histoires, réelles ou fictives, dans une vision originale et cohérente. Elles sont parties prenantes de leurs photographies. Elles racontent et se racontent. Elles posent la question : « Y a-t-il une photographie féminine » ? Pour tenter d’y répondre, elles interrogent l’identité féminine contemporaine, son rapport au corps, sa place dans la ville et au-delà dans notre société. De la chambre photographique en grand format à l’outil numérique le plus perfectionné, du portrait documentaire au road-movie introspectif en passant par la mise en scène dans l’espace public, Diana, Alice et Lea associent formes réelles et surfaces plastiques dans une trilogie singulière. Elles se consacrent au quotidien à leurs créations artistiques respectives, mais échangent, dialoguent et partagent ensemble des savoir-faire, des apprentissages, des expériences. Elles s’approprient le territoire environnant : une seule ville, trois regards et autant de voyages photographiques. Le spectateur est également bercé par les sublimes sonorités musicales d’Augustin Charnet survolant des lieux emblématiques toulousains comme l’Observatoire de Jolimont ou le cloître des Jacobins.

BIOGRAPHIE :

Artiste vidéaste, vit et travaille à Toulouse et Sète. Elle débute la photographie à 15 ans mais c’est avec des VHS et deux magnétoscopes qu’elle montera ses premières propositions filmiques vers 17 ans. Issue de l’école des Beaux-Arts de Nîmes (2005), Marjorie raconte aussi son quotidien en associant plusieurs médiums, la broderie, le dessin ou l’image. Elle co-réalise “Les Balances de la Dynamo », l’envers du décor d’une salle de concerts à Toulouse. C’est au même moment qu’elle débute une série de portraits filmés (plan séquence d’un regard caméra silencieux) qui archive le passage de musiciens dans les différentes salles de concerts et des festivals du sud de la France (This Is Not A Love Song, Rio Loco…). La collection comporte à ce jour 400 artistes (I am, Etienne Daho, The Do, Thurston Moore, Cat Power, Murkage…). Tout en présentant ses réalisations sous la forme d’installations scénographiques, Marjorie Calle filme et monte aujourd’hui des vidéos originales pour les chansons qu’Eddy Crampes et Bruit qui Court. Elle prépare une série de documentaires sur la base de rendez vous filmés réguliers avec des personnes choisies pour leurs singularités, témoignant ainsi de leurs intimités non conformistes.

© Israel Ariño

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