2022

SANDRINE ELBERG

FACTORY #11

Aux frontières de l’invisible et de l’infini photographique.

La science et la photographie deviennent exploratrices du réel à l’aide de plusieurs outils d’observations de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Les frontières entre le visible et l’invisible se trouvent ainsi redessinées, et le fantasme d’une réalité augmentée n’est plus très loin. On peut considérer l’appareil photographique, le télescope et le microscope comme des constituants technologiques capables de perfectionner nos sens et d’enrichir notre compréhension du monde par la révélation de phénomènes jusqu’alors inexplorés. Les objets observés (collections, archives, spécimens …) à la Cité de l’espace constituent la base des recherches de l’artiste Sandrine Elberg, du minéral à l’organique (météorites, pierres, phénomènes stellaires, organismes et débris spatiaux divers) sont photographiés et réinterprétés dans une vision poétique de l’Espace et de ses phénomènes célestes.

Sandrine Elberg vit et travaille en France. Après des études en cinéma audiovisuel et en arts plastiques, sa formation est renforcée par un MFA Digital Media Art, Emily Carr Institute of Art & Design de Vancouver (Canada) et de cinq ans d’études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris dont elle sort diplômée d’un DNSAP en 2003. Dès 2004, Sandrine Elberg est lauréate de la résidence d’artiste AFAA/Paris/Moscou soutenue par la Ville de Paris et la Maison de la photographie de Moscou dirigée par Olga Svilblova pour le projet Devenir Russe. L’année suivante, elle est invitée par Dominique Abensour à participer à l’exposition « Bon voyage » et devient la plus jeune artiste exposée au centre d’art contemporain Le Quartier. En 2010, lors de l’année culturelle France-Russie, elle présente à nouveau ce corpus photographique à l’occasion de nombreux événements dont la 8ème Moscow Photobiennale au musée d’Art Moderne. Depuis 2015, son travail se concentre sur la thématique de l’astronomie et des sciences. Influencée par les surréalistes, elle expérimente la consistance même du médium photographique en déclinant ses possibilités techniques et esthétiques. Elle noue un rapport poétique avec le mythe et l’iconographie du cosmos où se mêlent vrais et faux semblants.

Sandrine Elberg participe à plus d’une centaine d’expositions et d’évènements liés à la photographie et à l’art contemporain au sein de prestigieuses institutions : « Noir et blanc, une esthétique de la photographie » issue de la collection BNF au Grand Palais, OSMOSCOSMOS au Centre de la photographie à Genève, Cosmic au Tri Postal à Lille, « Cosmos, silence on tourne ! » au LAAC à Dunkerque. L’artiste est également lauréate et finaliste de plusieurs Prix photographiques de grande renommée dont La Villa Kujoyama/Institut Français au Japon, le prix Photographie et Sciences soutenu par la Résidence 1+2, Talents contemporains Fondation François Schneider, le prix HSBC, la Fondation Les Treilles, le prix Scam Roger Pic,… Sandrine Elberg attache une importance particulière aux éditions qui complètent ses expositions. Après le succès de son premier livre autoédité « Cosmic », sa deuxième monographie « M.O.O.N » est distinguée par Best Photography Book Award à Photo Espana, par le jury du prix Nadar, puis Lucie Photobook Prize à New-York et enfin le prix HIP. En 2020, son dernier livre « JÖKULL, la mémoire des glaciers » est présenté pour la première fois au Fotobok Festival Oslo en Norvège.

Son travail fait aussi l’objet de plusieurs portfolios publiés comme la Revue Espace(s) du Cnes, Les Others, Fisheye Magazine, Halogénure, Réponse Photo. En 2019, Sandrine Elberg rejoint la Fisheye Gallery qui organise une première présentation de ses œuvres à l’occasion de l’exposition « Stellaris », puis à la foire UNSEEN à Amsterdam.

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