2020

LUCíA PELUFFO

UNE TENTATIVE D'ÉQUILIBRE

Née à Buenos Aires (Argentine) en 1989, Lucía Peluffo a fait ses études de Design Industriel à l’Université de Buenos Aires. Ses six années d’études influencent son intérêt pour l’image. Elle s’intéresse à la photographie, à la nature de l’image et à la remise en question des processus de production et de reproduction. Elle ne se considère pas comme « designer » mais comme « artiste visuelle ». En 2016, Somos uno. Somos dos est exposé au Tbilisi Photo Festival (Georgia). Une partie de cette série est finaliste du Prix Francisco Ayerza de Fotografía et reçoit le troisième Prix au Tokyo International Foto Awards (2016). Le livre du même nom, est finaliste du festival Encontros da Imagem (Portugal), au Fotolibro Latinoamericano en 2017 (Mexique), ainsi qu’à l’Exposición de Fotolibros Iberoamericanos (Portugal). Sa série Isabel est exposée aux festivals Itinéraires des Photographes Voyageurs (France), au San José Foto (Uruguay) et aux Voies Off (Arles, France). Elle participe à différentes expositions collectives et individuelles. Co-édité avec Gonzalo Golpe et le studio Underbau, elle présente en 2019, le livre de cette même série à Ivorypress (Espagne). En 2018, sa maquette du livre No sé si es una tormenta gagne une mention au Prix Felifa-Futura. Il est publié par La Balsa Editora et présenté a Feria Migra et à l’école espagnol de photographie EFTI. Aujourd’hui, elle travaille de manière indépendante comme designer industriel et graphiste, et développe sa carrière de photographe à travers le monde.

Elle vit à Buenos Aires.

Si dans l’imagerie médicale on tente de trouver l’origine de la douleur qu’on cherche à diagnostiquer, Lucía, elle, cherche à interroger des images qui explorent les causes, les blessures psychiques, les anomalies pour pouvoir entamer une possible cicatrisation. Dans les laboratoires médicaux, la manière de représenter le corps tend vers la construction du concept d’objectivité. Dans le cadre de la Résidence 1+2, et avec l’aide de laboratoires scientifiques, Lucía va chercher à développer une autre forme de représentation, celle d’un langage médical proche d’un langage artistique. En faisant dialoguer le corps physique (le sien) avec l’idée du “corps photographique” et en créant la carte d’un territoire de douleurs, reliant les causes aux effets, la photographe argentine questionnera les protagonistes sur l’observation et l’interprétation d’une image, en mettant l’accent sur la réaction aux anomalies.

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