© Arianna Sanesi, Sans titre, série Cavalcata.
2024

ARIANNA SANESI

FACTORY #15

“ESPACE(S) ET SPORT, LE CORPS À L’ÉPREUVE”

Cité de l’espace

Arianna Sanesi est lauréate de la Résidence Factory #15.

Elle est en résidence du 4 au 13 juin à la Cité de l’espace à Toulouse pour un projet sur la thématique « Espace(s) et sport, le corps à l’épreuve ».

« Depuis 2019, je travaille sur un projet qui touche bientôt à sa fin, portant le titre provisoire “Amore e Ginnastica” (amour et gymnastique). En ayant eu accès par pur hasard aux entraînements de jeunes gymnastes (artistique) professionnelles, et en même temps, ayant rencontré des problèmes de santé liés à mon âge, remettant en question une vie où j’ai toujours pratiqué le sport, je n’ai pu m’empêcher, au-delà des questionnements sur les limites et le potentiel du corps, de trouver énormément d’affinités entre le sport de haut niveau et une démarche artistique sérieuse : les deux exigent dévouement, sacrifice, force, répétition, obsession, souvent accompagnés de douleur ; les deux font face quotidiennement aux notions de réussite et d’échec.

Ainsi, je souhaite travailler avec des circassien·ne·s afin qu’ils interagissent avec les espaces de la Cité. Par “espaces”, j’entends ce mot dans son acception la plus large : non seulement les espaces faisant référence aux expéditions, mais aussi les espaces d’exposition, administratifs, extérieurs, avec leurs spécificités fonctionnelles et architecturales. Ce qui m’intéresse est la notion de dépassement des limites (jusqu’au ciel !) à partir d’un contact visible, réel, réfléchi, calculé avec les “terrains d’atterrissage et d’entraînement”, et ce qui est engendré (la trace) à travers ce contact, à la fois sur le corps de l’athlète et sur les objets environnants. »

– Arianna Sanesi

Arianna Sanesi est une photographe italienne installée à Paris. Après une Maîtrise en Histoire de la Photographie à l’Université de Bologne, elle étudie au CFP Bauer à Milan et le DMJX à Aarhus, Danemark.

En 2015, elle reçoit une bourse du Festival Photoreporter en Baie de Saint-Brieuc pour travailler sur le thème des feminicides en Italie, et elle expose son projet en Octobre 2015.

Elle travaille actuellement sur plusieurs projets personnels et a créé avec son collègue Francesca Loprieno “L’esprit de l’escalier”, un binôme artistique qui s’occupe de création, édition et projets pédagogiques.

En 2021, le livre “Les crimes passionnels n’existent pas”, co-signé avec les historiens Lydie Bodiou et Fréderic Chauvaud, est paru chez la maison d’édition D’une rive à l’autre.

 
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